Le convoi du tour de l’Inde 2026 a quitté Amritapuri un peu après l’aube mardi 26 mai.
Le convoi cadencé de bus et de voitures devait amener Amma et des centaines de ses
bénévoles auprès des milliers d’autres qui se languissaient de son arrivée à Mangalore.
À l’arrivée des véhicules en pleine nuit le 27, des dévots pleins d’excitation attendaient
debout sous ce qui ressemblait à une pluie de fleurs blanches tressées éclairées de
lumières. Certains portaient des guirlandes pour exprimer leur amour pour Amma, d’autres
avaient les mains jointes en prière.

Dans la soirée Amma a rejoint les bénévoles locaux a proposé une méditation, chanté les bhajans (chants dévotionnels) et leur servir un délicieux repas, comme le veut la
tradition. Tous avaient travaillé pendant de longs mois pour préparer ces deux jours
de programme dans les plus petits détails.
L’ashram possède l’un des temples Brahmasthanam d’Amma, comme toutes les villes étapes de ce tour. Ce sont des lieux de culte à nuls autres pareils, ouverts à tous ceux qui y viennent, sans condition de croyances, de genres ni de castes. Saturé de la compassion et de l’amour universels d’Amma, cet endroit a accueilli des milliers de personnes au fil des deux journées.
S’adressant à la foule, Amma a expliqué que l’humilité est la base de toute réussite :
« Ce n’est qu’à la condition de plonger dans la terre, qu’une graine peut devenir un arbre qui
donnera des fruits. De la même façon, la réussite arrive là où il y a de l’humilité. »
La vie, nous a-t-elle rappelé, est comparable au flux d’une rivière, avec ses courants et
ses méandres. Il nous faut aller de l’avant dans une attitude de lâcher-prise, en étant
convaincus que chaque expérience a un sens.
Amma a aussi déclaré que toutes les pandémies, les catastrophes et le changement
climatique sont des invitations de la Nature à repenser notre relation à elle. Elle a
appelé l’humanité à montrer plus de compassion et de vénération à l’égard de la Terre en
accord avec les 3 ‘C’ : coopération entre les personnes, compagnonnage avec la Nature,
et communion avec Dieu.
La véritable coexistence se construit sur la base de la conscience que les êtres
humains devraient collectivement partager cette Terre, ses ressources
naturelles et son abondance, entre eux et avec toutes les créatures.
« La seule méthode efficace avec la Nature est de l’approcher en toute humilité, sans
arrogance, en s’inclinant, le cœur rempli d’amitié et de respect, » a-t-elle déclaré, en
expliquant qu’on peut négocier et faire des compromis dans des conflits interpersonnels,
intercommunautaires et internationaux, mais que cela ne marchera pas avec la Nature.
La véritable coexistence, a-t-elle ajouté, se construit sur la base de la conscience que les
êtres humains devraient collectivement partager la Terre, ses ressources naturelles et son
abondance entre eux et avec toutes les créatures.







Les manifestations organisées à Mangalore ont d’emblée reflété les enseignements
d’Amma au fur et à mesure de leur déroulement. Au cours des programmes officiels, elle a
lancé des initiatives humanitaires destinées à venir en aide à diverses communautés de la
région. Parmi celles-ci figuraient notamment des subventions pour des chirurgies
cardiaques pour enfants et une aide destinée à 1 200 membres d’AmritaSREE, l’initiative visant à créer des groupes d’entraide pour les femmes.
Par ailleurs, Amma a lancé une extension du projet de culture d’algues destiné aux
femmes, ainsi qu’une campagne de sensibilisation à la santé mentale menée par AYUDH
Mangalore, le mouvement de jeunesse d’Amma.
Ensuite elle a commencé à faire ce qu’elle fait partout : étreindre chaque personne venue
à elle, au nombre desquelles figurait Mme Sadhvi Satish Sail, Femina Miss India World, qui a déclaré :
« Sa présence efface tout. Elle est si apaisante, elle donne tellement confiance. Une seule
étreinte peut vraiment changer beaucoup de choses dans la vie de quelqu’un, illuminer la
journée de tant de gens et transformer tant de vies. »
Alors que des milliers de personnes affluaient pour le darshan d’Amma, ces expériences
se transmettaient de personne à personne, tandis que se poursuivaient les prières
collectives pour la paix dans le monde, que se tenait un camp médical gratuit et que des
repas étaient offerts à tous sans distinction.
En hommage à leur culture, les élèves de l’école Amrita locale ont présenté des
spectacles captivants mettant à l’honneur leurs traditions musicales et chorégraphiques.
Les yeux brillants, ils ont incarné une multitude de formes divines, du seigneur Narasimha
sous les traits d’un féroce homme-lion aux neuf manifestations majestueuses de la Mère
divine appelée Navadurga.
À la fin des activités, les bénévoles ont mis en pratique une méthode concrète pour rendre
hommage à la Terre dans le cadre de la campagne Amala Bharatam. Ils ont
parcouru les environs pour s’assurer du ramassage de tous les déchets, avant de les trier
par catégories : recyclage, réutilisation ou élimination.
De nombreux invités ont participé aux programmes : Le ministre indien de
l’Alimentation et de la Distribution publique, Pralhad Joshi, a déclaré que l’œuvre d’Amma
dépassait largement le cadre de la spiritualité et touchait ainsi de nombreux aspects de la
société.
Le porte-parole de l’assemblée législative du Karnataka UT Khader a parlé de la valeur de
la force spirituelle pour aider les politiciens à trouver des solutions aux problèmes du
monde.
Parmi les autres personnalités présentes lors de la première journée figuraient Swami
Jitakamananda, le capitaine Brijesh Chowta, député, les anciens ministres Pramod
Madhwaraj et J. Krishna Palemar, le secrétaire général adjoint du Karnataka Ritesh
Kumar, ainsi que Kishore Alva, Prakash Pai Peraje et Suresh Amin.
Swami Gahanananda, de la Chinmaya Mission de Mangalore ; Prabhu Gunakara Dasa,
responsable de l’ISKCON ; Bhagirathi Murulya, député de Sullia ; Umanath Kotian, député
de Moodabidri ; l’ancien ministre Nagaraj Shetty ; B. Ravindra Shetty ; Indumathi Mallya ;
A.C. Kundar ; Sadhu Saliyan ; V.L. Rego ; et Atmaram Revankar figuraient parmi les
personnes présentes lors de la deuxième journée.

lendemain qu’après 1 heure du matin.
Article paru le 30 mai 2026